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	<title>CREUSER L&#039;INTUITION</title>
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	<description>Il est de ces pratiques culturelles singulières qui par la force d&#039;imaginaires créatifs s&#039;affranchissent des courants standards écrasants. Voila des libertés et des émancipations qui me séduisent, elles trouveront ici un espace d&#039;écriture et d&#039;analyse. Nous sommes les mieux placés pour écrire sur notre culture, c&#039;est une intuition à creuser...</description>
	<lastBuildDate>Wed, 16 Jun 2010 19:27:26 +0000</lastBuildDate>
	
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		<title>La fluidité du monde</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 15:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture personnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[
La fluidité du monde
Un cri percera la surface, depuis les profondeurs du lac mort qui est le monde,
il viendra crever sa funeste sérénité. 

Ce matin, une brume fine dépose un voile flegmatique à la surface de tout ce qui pense. Le ciel est gris et bas. Nul doute que derrière ce plafond, laissant fondre sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align: right"><em><strong>La fluidité du monde</strong></em></p>
<p style="text-align: right"><em>Un cri percera la surface, depuis les profondeurs du lac mort qui est le monde,</em></p>
<p style="text-align: right"><em>il viendra crever sa funeste sérénité. </em></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Ce matin, une brume fine dépose un voile flegmatique à la surface de tout ce qui pense. Le ciel est gris et bas. Nul doute que derrière ce plafond, laissant fondre sur l&#8217;homme une moiteur tiède qui le traverse d&#8217;insouciance, un souffle d&#8217;air vif et bleu apparaitra. Alors, doucement, la pensée s&#8217;endort et s&#8217;évanouit. Une paisible sieste s&#8217;installe avec complicité et nonchalance dans les rangs.  Le monde, placide, se laisse enchanter.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Pourtant, jamais ce monde n&#8217;a été autant agité que ce jour là. Tous les écrans sont saturés d&#8217;évènements, les ondes gorgées de nouveautés. L&#8217;homme est en connexion directe, organique et instantanée avec ses voisins planétaires. Il aimerait couper ce cordon ombilico-social qui le nourrit, le repaît. Sa société ultra communicante se convulse, se tétanise, se contorsionne. Elle n&#8217;arrive plus à se sevrer, alors elle reprend double dose. Sa conscience se réveille encore par intermittence. Elle est tiraillée par des flots de spasmes violents, des pulsions torrentielles et des vapeurs insaisissables. Le jour passe et glisse vers l&#8217;obscurité. Il emporte l&#8217;homme dans une barque à la dérive, sur un fleuve qui en s&#8217;accélérant de la sorte, laisse présager des chutes vertigineuses. Cauchemar d&#8217;un grand saut, d&#8217;un grand soir, et d&#8217;une noyade.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Le matin suivant, une rosée voluptueuse recouvre d&#8217;une pellicule anxiolytique tout ce qui souffre et angoisse. Elle embaume d&#8217;une solution aqueuse les reflux acides de l&#8217;hyper-mouvement. Elle délasse les muscles asséchés, malmenés par des contractions psychosomatiques. Elle endigue les glaucomes de la pensée. Le ciel est bleu, comme l&#8217;espoir le disait, mais il vaut mieux dormir, on ne sait jamais. Sous l&#8217;effet de la chaleur, les perles de rosée s&#8217;assemblent, pour former de petits ruisseaux qui, de la peau et des feuilles du châtaignier, se déversent sans savoir qu&#8217;ils viendront alimenter le tourment des fleuves.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Ce soir, l&#8217;homme ne veut plus embarquer sur les navires nauséeux. Il ne souhaite pas non plus accoster sur les rives épineuses sujettes à la gravité, à l&#8217;effort et à la sécheresse, où aucune rosée salvatrice n&#8217;apaise. L&#8217;homme veut fuir, vite et loin, il rêve de célérité, d&#8217;inconsistance, d&#8217;incontinence. Il ne veut plus souffrir, il ne veut plus construire, il refuse de contenir. Il veut fuir.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Il lui est finalement devenu trop risqué de rêver. Pourvu que rien n&#8217;ait prise sur lui, qu&#8217;il n&#8217;ait prise sur rien. Tant pis s&#8217;il se laisse déposséder de sa force, tant que le cauchemar cesse. Il réclame une injection d&#8217;hypermédia permanente, une perfusion éternelle. Le cordon devient karcher. En supprimant la ponctualité de la dose et l&#8217;intermittence de l&#8217;inconscience, au profit de l&#8217;infini absolu, il supprime le besoin de sevrage, l&#8217;aller retour du matin et du soir, la rosé et les fleuves. Il devient lui même un océan de drogue. Sous pression, un courant incessant le crible, il se liquéfie. L&#8217;hyper-mouvement remplace le mouvement. L&#8217;inconscience durable, comme le développement, s&#8217;enlise tel un coma dont on ne voit plus la sortie. A l&#8217;image de l&#8217;homme liquide, l&#8217;ensemble de sa société fluide sans accroc, se répand. Elle inonde le monde.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Tous les matins de ce monde, sont désormais d&#8217;entiers lacs. Tous les jours, toutes les nuits. L&#8217;enchantement est intégral. Il n&#8217;y a plus de lutte, plus de résistance, plus de combat, plus d&#8217;envie, plus de matière, plus de prise. L&#8217;hyperactivité et l&#8217;accélération de tout ce qui fait société ont un effet hypnotique sur le genre humain qui s&#8217;efface docilement, qui s&#8217;euthanasie. La fluidité du monde est au delà de l&#8217;idéal, elle a noyé l&#8217;idéal. Elle a submergé l&#8217;utopie.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Alors on s&#8217;endort, sans se mentir, ces paroles n&#8217;ont peut être jamais été dites:</p>
<p style="text-align: justify"><em>« un cri percera la surface, depuis les profondeurs du lac mort qui est le monde, il viendra crever sa funeste sérénité. »</em></p>
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		<title>Vers une transformation sociale,  espaces d&#8217;autoformation par la recherche-action</title>
		<link>http://blog.recherche-action.fr/nicolasguerrier/2010/05/17/vers-une-transformation-sociale/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 11:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture de recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Ateliers Publics Populaires sont à la fois nés d'envies de comprendre le monde qui nous entoure, de le transformer, tout en répondant à plusieurs insatisfactions que nous rencontrons dans nos situations actuelles. Ils qui pourraient se définir comme des espaces éphémères où l’on collectivise et rend visible des démarches de recherches continues qui constituent le cœur d'un processus émancipateur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right"><strong>Vers une transformation sociale, Espaces d&#8217;autoformation par la Recherche-Action</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong> </strong><em><strong>Ateliers Publics Populaires, Lisra Limousin, Mai 2010</strong></em></p>
<p>Les Ateliers Publics Populaires sont à la fois nés d&#8217;envies de comprendre le monde qui nous entoure, de le transformer, tout en répondant à plusieurs insatisfactions que nous rencontrons dans nos situations actuelles. Ils pourraient se définir comme des espaces éphémères où l’on collectivise et rend visible des démarches de recherches continues constituant le cœur d&#8217;un processus émancipateur&#8230;</p>
<p><a href="http://blog.recherche-action.fr/nicolasguerrier/recherche/vers-une-transformation-sociale-espaces-dautoformation-par-la-recherche-action/" target="_blank">LIRE LA SUITE</a></p>
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		<title>Les paradoxes de l&#8217;instantané</title>
		<link>http://blog.recherche-action.fr/nicolasguerrier/2010/03/26/les-paradoxes-de-linstantane/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 15:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture de recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Ecriture personnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[

Prenons l&#8217;image de l&#8217;avion supersonique. Quand le Concorde dépasse la vitesse du son, l&#8217;onde créée, entassée et finalement dépassée, arrive à terre en faisant un gros « bang ». L&#8217;avion, ou du moins ses concepteurs et son pilote, savent qu&#8217;ils franchissent une limite, qu&#8217;ils la distordent, pour se situer au delà. Mais dessous, dans les oreilles de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A.sdfootnoteanc { font-size: 57% } --></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Prenons l&#8217;image de l&#8217;avion supersonique. Quand le Concorde dépasse la vitesse du son, l&#8217;onde créée, entassée et finalement dépassée, arrive à terre en faisant un gros « bang ». L&#8217;avion, ou du moins ses concepteurs et son pilote, savent qu&#8217;ils franchissent une limite, qu&#8217;ils la distordent, pour se situer au delà. Mais dessous, dans les oreilles de n&#8217;importe quel type avec les pieds sur terre, ça fait bang. A l&#8217;atterrissage, il faut bien ralentir. Alors, au retour vers la terre, le mur du son repasse devant et s&#8217;éloigne vers l&#8217;avant à l&#8217;infini. Alors, imaginons que le temps soit symbolisé par l&#8217;onde sonore et envisageons l&#8217;humanité dans un Concorde.</p>
<p style="text-align: justify">Nous serions déjà des dizaines d&#8217;années après la fin du genre humain. Nous aurions pris de l&#8217;avance, en nous situant actuellement dans un futur inerte, en ayant laissé la fin derrière nous<a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a>. Le temps relatif actuel (au sens « temps vécu » avec les modes de perception contemporains) est donc proche de cette image des transports subsoniques. Il est distordu à force d&#8217;instantanéité et de numérique. La seule différence, c&#8217;est que nous ne sommes ni concepteur ni pilote, mais plutôt passagers. A grands coups de synchronisation des affects<a name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a>, de communion planétaire instantanée d&#8217;émotions, de copies de copies, de construction humaine par l&#8217;image (au lieu de la construction de l&#8217;image par l&#8217;humain) nous avons réussi à effacer notre propre fin, à aller au delà. Pourquoi parler de fin? Cela pourrait simplement être une transformation et un nouveau rapport au temps. Après tout, le mur du son pourrait ne pas être nécessairement une fin en soi.</p>
<p style="text-align: justify">Mais creusons un peu dans nos envies profondes de grand changement, de bouleversement (type 11 Septembre), et faisons le lien avec la célérité actuelle des communications. Envisageons que ce nouveau rapport au temps ne soit plus basé essentiellement sur une ligne du type « passé – présent – futur », mais sur une attente viscérale et perpétuelle de changement, de révolution, de fin, de catastrophe, d&#8217;émancipation et de devenir « star ». D&#8217;une certaine manière, positive ou négative, ce rapport au temps intègre donc la fin dans l&#8217;actuel et la renvoie même au passé.</p>
<p style="text-align: justify">Les pulsions de vie (engendrant du vivant<a name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a>, comme la sexualité) tout comme les pulsions de mort (qui se jouent de la répugnance, du cadavre, de l&#8217;intrigue du lugubre), sont depuis 30 ans mis en scène à la télévision. Les pulsions de l&#8217;humain y sont théâtralisées, mais de manière cachée. Là où ce jeu aurait pu amener à réflexion, à la connaissance de l&#8217;humain, voir à la subversion, il s&#8217;est cloisonné au duel « voyeurisme / exhibitionnisme » qui ressemble à s&#8217;y méprendre à celui de la poule et de l&#8217;œuf. En l&#8217;occurrence, il s&#8217;agit d&#8217;une poule aux œufs d&#8217;or. L&#8217;aller retour permanent entre regard et exhibition forme une spirale marchande vertueuse. Pour cette raison, il ne peux pas être question de connaissance, car dans le court terme, le théâtre virtuel est plus intéressant quand il nourrit le marché que quand il émancipe l&#8217;humain. La dérive ne s&#8217;arrête cependant pas à une question de marché ou de capitalisme cognitif. Les écrans de télé, d&#8217;ordinateur, de téléphone ou de gps, débordent aujourd&#8217;hui dans la sphère réelle. Ils transforment l&#8217;humain dans ses relations quotidiennes, qui désormais théâtralise naturellement ses rapports réels, comme dans un reality show. Nous jouons les images que nous avons créées, nous devenons elles. La pulsion de mort prend largement le dessus dans ce théâtralisme, car il n&#8217;y a pas d&#8217;égalité entre les deux types de pulsion. Il n&#8217;y a pas d&#8217;équité non plus, car la pulsion de mort part avec un avantage sur l&#8217;autre, elle sait que sa réalisation donnera fin aux deux pulsions d&#8217;un coup, au moins symboliquement. Cette pulsion est tellement bien jouée dans ce théâtre obscène que nous nous en accommodons sans indignation, voir pire, nous la sollicitons. Encore une fois, c&#8217;est la question de la fin dans l&#8217;actuel.</p>
<p style="text-align: justify">Il se peut que de tout temps l&#8217;humain ait fonctionné de cette manière. Quelques religions incitant à l&#8217;austérité dans le présent terrestre pour atteindre l&#8217;abondance et la paix dans l&#8217;au-delà céleste, pourraient trouver leurs sources dans cette intériorisation de la fin dans le présent, en jouant sur les peurs. Simplement, à la différence d&#8217;hier, la communion des émotions rendue possible grâce à l&#8217;instantanéité du cyber espace, met déjà l&#8217;humain dans l&#8217;au-delà, après l&#8217;actuel, après la fin même.</p>
<p style="text-align: justify">Comme le Concorde  qui tord le mur du son.</p>
<p style="text-align: justify">Pourquoi alors, ne pas se servir de la communication instantanée pour recréer du collectif, de l&#8217;émancipation, de la connaissance ?</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est là tout le paradoxe N°1 de l&#8217;instantané. Nous sommes piégés dans une instantanéité des rapports, dans une immédiateté de la production, dans une bousculade des transports, mais étonnamment, nous sommes également sujets à un éternel repoussement de notre désir révolutionnaire. Nous pourrions presque dire que notre désir d&#8217;un acte futur est déjà nostalgique, car la possibilité de réaliser cet acte est derrière nous, puisque nous avons doublé le présent.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, l&#8217;effort de détournement des outils de la célérité communicationnelle (web, réseaux sociaux, real tv, Jts, journaux locaux&#8230;) pour poser un acte ou une pensée singulière dans le domaine public,  agit à la marge de la marge. Alors que cet effort visait à pousser du milieu et s&#8217;immiscer dans les interstices, il est dégagé en bordure et même récupéré. A l&#8217;image de deux aimants que l&#8217;on tente de rapprocher sur leurs faces polaires identiques, le plus en mouvement des deux (donc celui qui est singulier) est repoussé sur le côté, et il vient finalement se coller à l&#8217;autre après un retournement de face, pour ne former qu&#8217;une seule et même entité avançant de concert dans une inertie molle. Le singulier vient donc vite gonfler le volume de la masse.</p>
<p style="text-align: justify">Je m&#8217;interroge donc sur la manière d&#8217;inviter.</p>
<p style="text-align: justify">Comment proposer un temps singulier, qui tente de sortir de la série de copies de copies, et qui propose un temps de respiration hors de la bousculade? Comment proposer du sens sans entrer dans la logique cumulative de projets?</p>
<p style="text-align: justify">Le paradoxe N°2 est le suivant: malgré l&#8217;instantanéité des rapports, les gens croulent sous un emploi du temps bouclé des mois à l&#8217;avance ainsi  que sous une foule de projets en cours répartis sur une longue durée. L&#8217;instantané rime bizarrement avec l&#8217;impossibilité de l&#8217;imprévu.</p>
<p style="text-align: justify">Alors pour inviter sous forme collective à un temps d&#8217;autoformation (type séminaire et journées interstices), il faut s&#8217;y prendre très longtemps à l&#8217;avance, se distinguer de la masse de mails que chacun reçoit, proposer du sens et de la singularité (!), tout en inscrivant paradoxalement tout ceci dans une forme numérique immédiate qui comme décrite plus haut, ne laisse pas de place au singulier ou le récupère. Détruit le temps long et n&#8217;accepte que les copies et les codes communs que le système de copies génère. Favorise la pulsion de mort et instrumentalise la pulsion de vie.</p>
<p style="text-align: justify">Pour pouvoir communiquer avec les affects synchronisés, il faut utiliser leurs codes. Mais de façon contradictoire, pour que l&#8217;information soit attirante à leurs yeux, il faut qu&#8217;elle soit singulière, ou du moins qu&#8217;elle en ait l&#8217;air.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est le paradoxe N°3: dans un système de l&#8217;instantané, l&#8217;information qui se veut efficace doit à la fois se singulariser, et à la fois entrer dans des codes issus d&#8217;un vaste enchevêtrement de copies. D&#8217;une autre manière, il faut fabriquer de l&#8217;insolite par un ré-agencement théâtral des éléments constitutifs de la banalité.</p>
<p style="text-align: justify">Doit-on attendre que la fin derrière nous nous rattrape, et que ca fasse « bang »? Utiliser autrement les autoroutes de la communication au risque de s&#8217;y perdre et de lutter contre tous les paradoxes? Doit-on prendre le maquis, non pas pour entrer en résistance, mais pour se mettre dans un mouvement nonobstant l&#8217;intégration de la virtualité dans le réel?  Doit-on persister dans les attentes révolutionnaires ou libertaires alors que nous sommes dans un Concorde pulsionnel qui a dépassé le mur de la réalité? Faut-il ralentir? Doit-on s&#8217;en foutre?</p>
<p style="text-align: justify">Juste par intuition, j&#8217;ai envie de répondre « oui » à tout.</p>
<p style="text-align: justify">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<div id="sdfootnote1" style="text-align: justify">
<p><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a>Cf. 	Baudrillard dans <em>Mots de passe</em> , 	« nous n&#8217;atteindrons jamais la fin, ou nous sommes déjà au 	delà (…) mon hypothèse est qu&#8217;on a déjà franchi le point 	d&#8217;irréversibilité (…) les choses continuent par simple inertie 	et deviennent le simulacre d&#8217;elles mêmes » (p 58, 59, édition 	poche)</p>
</div>
<div id="sdfootnote2" style="text-align: justify">
<p><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a>Cf. 	Virilio dans la revue <em>Ravages</em>,  « Aujourd’hui 	la mondialisation et l’universalisation des écrans favorisent la 	synchronisation des émotions à l’échelle de millions de gens »</p>
</div>
<div id="sdfootnote3" style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><a name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">3</a>Cf. 	Stiegler qui reprend l&#8217;analyse des pulsions de Freud pour 	décortiquer la télévision, dans le documentaire <em>Temps de 	cerveau disponible.</em></p>
</div>
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		<item>
		<title>De la paupérisation et de son usage abusif</title>
		<link>http://blog.recherche-action.fr/nicolasguerrier/2009/12/03/de-la-pauperisation-et-de-son-usage-abusif/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 20:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture de recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Ecriture personnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Paupérisation
C’est un mot choc à la mode. Il est censé désigner l’appauvrissement d’un peuple, d’une ethnie, d’un groupe ou d’un pays. Il suggère une large échelle et une misère tenace croissante. Mais il est détourné sciemment par les affairistes maçonniques, les agioteurs de la croissance verte, les directeurs du show business qui croient faire du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paupérisation</p>
<p>C’est un mot choc à la mode. Il est censé désigner l’appauvrissement d’un peuple, d’une ethnie, d’un groupe ou d’un pays. Il suggère une large échelle et une misère tenace croissante. Mais il est détourné sciemment par les affairistes maçonniques, les agioteurs de la croissance verte, les directeurs du show business qui croient faire du « développement culturel », tout autant que les prolos qui tous les jours tentent de blanchir leur col avec leurs dents longues… « Paupérisation » est un terme qu’ils volent, pour mieux le jeter à la face de tous ceux qui n’agissent pas dans le sens d’une marchandisation de tous les gestes humains.</p>
<p>Donnez 75 euros à un groupe lors d’un concert pour qu’il puisse se payer de quoi aller à sa prochaine date, et vous le « paupérisez ». Accueillez une compagnie de théâtre chez vous après leur spectacle plutôt que de les envoyer à l’hôtel, et vous la « paupérisez ». Vendez votre propre bouquin à prix libre, et « vous vous paupérisez vous-même, Abruti ! ». La marge profitable c’est la règle, et personne ne s’en étonne, car  soi-disant, « c’est le système, c’est comme ça ! ».</p>
<p>Même les marginaux rêvent de marges ! Ceux qui se situent sociologiquement en périphérie du système centralisé se sont retrouvés là du fait d’une incapacité -malgré des efforts constants- d’ouvrir les portes qui les mènent au travail aliénant, ce pacemaker de l’économie. Etonnamment,  la grande artère sociale sélective qui donne accès à ce cœur économique malade et déshumanisé, est embouteillée de marginaux humanistes. De pistons en Pôle-Emploi, de mission locale en jurys d’embauche, d’auto-entreprises en associations, de bac+ 5 en « insurrection qui ne vient jamais », les marginaux comme les institués, sont pressés de mourir dans un turbin avilissant.</p>
<p>Voilà ce qu’il faudrait appeler « paupérisation », c’est ce phénomène misérable touchant une population qui, de la marge jusqu’au centre, a perdu la capacité de songer à autre chose qu’à dissoudre sa vie dans le travail.</p>
<p>Même dans les recoins les plus éloignés de l’économie cancéreuse, dans les banlieues qui font le plus violence à la loi, sur des voies radicalement transgressives des anarchistes et chez les artistes les plus créatifs, c’est toujours cette irréfutable sentence provenant de leur bouche qu’il nous ait donnée de souffrir : « il faut bien gagner sa vie »…</p>
<p>Mais comme le dit souvent un vieil ami : « Ma vie ? Ha ! Elle est gagnée depuis longtemps ! »</p>
<p>Pas besoin de ressortir Guy Debord de ses planches en sapin pour savoir que l’argent, les contrats, les institutions et les bons gestionnaires de la culture n’ont aucune corrélation, dans un sens ou dans l’autre, avec la créativité ou avec une richesse existentielle, culturelle, sociale…</p>
<p>Manifestement, il y a des bureaucrates qui sont libres comme l’air et donnent des leçons libertaires à n’importe quel couillon à crête dans un squat. Inversement, il y a des punks SDF qui ont passé bien plus de temps dans une bibliothèque que des développeurs culturels cravatés.</p>
<p>Cessons donc cette pauvre dialectique entre la marge et le centre, entre l’alternatif et le principal, entre la paupérisation et la professionnalisation. Car avec ce raisonnement, on ne finira que couillon à crête ou ingénieur culturel cravaté. Or, ici et là, sur tous les fronts, naissent des îlots, des interstices, des espaces de liberté, qui ne se soucient guère de l’étiquette qu’on leur a collée. Je pense à ce vieil ami, dont la vie est gagnée depuis longtemps, qui habite un carré de verdure vivace et qui sait autant planter les salades, que construire un ordinateur, qu’écrire, que chanter… Beaucoup ont tenté de faire de lui un jardinier, un informaticien, un écrivain ou un chanteur. Parfois, il s’est lui-même pris au jeu et a gribouillé en bas à droite une signature avec mépris. Mais au fond il était  « tout à la fois et aucun d’entre eux ». Puis pendant ce temps là, son carré de verdure devenait de plus en plus coriace, et il s’est même propagé naturellement dans les interstices de toutes les prisons avoisinantes, lesquelles intérieurement le regardaient pousser jalousement.</p>
<p>Les gardiens de la marge comme ceux du centre, exclus ou installés, jetteront un coup d’œil dédaigneux sur cet îlot de liberté, et la mort dans l’âme ils ajouteront : « regardez, c’est un lieu en voie de paupérisation ». Pendant que son créateur se délectera de la joie de mourir vivant, ses détracteurs trembleront secrètement d’angoisse à l’idée de devoir continuer à vivre ainsi mourant. Ils n’auront bientôt plus que leurs index accusateurs pointés vers tous les espaces de liberté et leur « paupérisation » à la bouche pour se raccrocher maladroitement à la vie. Ils ne prendront garde au cancer d’agioteur réellement paupérisant qui leur ronge l’imaginaire depuis si longtemps, et qui aura toujours raison d’eux. La paupérisation n’est finalement pas là où on l’attend.</p>
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		<title>La création sans lendemain (et ses vers)</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 07:21:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture personnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[
L&#8217;Artiste, quand son penchant pour l&#8217;immortalité le pousse à tout démontrer, tout peindre, tout jouer, tout écrire et tout dire, se prend pour un Créateur. Bercé par d&#8217;éternelles psalmodies bibliques (bien que rampantes aujourd&#8217;hui, elles sont toujours prodigieusement efficaces), il phantasme de bâtir le monde et d&#8217;accoucher de l&#8217;humanité. Comme il lancerait une flèche à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">L&#8217;Artiste, quand son penchant pour l&#8217;immortalité le pousse à tout démontrer, tout peindre, tout jouer, tout écrire et tout dire, se prend pour un Créateur. Bercé par d&#8217;éternelles psalmodies bibliques (bien que rampantes aujourd&#8217;hui, elles sont toujours prodigieusement efficaces), il phantasme de bâtir le monde et d&#8217;accoucher de l&#8217;humanité. Comme il lancerait une flèche à la trajectoire rectiligne sans fin, qui ne retomberait jamais (puisque pour lui la terre est plate), sa vie entière est une prise d&#8217;élan. Ce Concepteur est celui qui refuse toute contradiction dans sa construction, car elle doit faire bloc, des fondations jusqu&#8217;à la girouette. Aucune de ses pierres ne  doit se déliter, car le temps ne saurait avoir d&#8217;effet sur le monolithe sacré. Il est ennuyeux à mourir, et pour dire vrai, il passe sa vie à colmater les brèches d&#8217;une création mort-née. Mais ce messie là ne peut souffrir la moindre lézarde dans son dogme, alors il s&#8217;occupe à recouvrir d&#8217;enduit dogmatique ses vieilles prophéties usagées et il appellera cela &#8220;créer&#8221;. Au fond, il désire pouvoir un jour se retourner pour se satisfaire d&#8217;une œuvre totale et intemporelle, qui ,après sa propre mort, prolongerait son existence, perçant les parois des siècles et des générations. Et si partout il pouvait passer pour un héros, ce serait la cerise sur le gâteau. La pièce est bien montée, d&#8217;ailleurs en société, tout le monde saluera la performance, mais on taira l&#8217;insipidité du contenu par politesse.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">Cet Artiste, comme son oeuvre, est déjà mort, son espoir en l&#8217;éternité a depuis longtemps fait de lui un zombie. Sa flèche est tombée à ses pieds, il était trop essoufflé pour la lancer. Puis trop pressé, il a visé directement la cerise, et bâclé trop vite le gâteau. Il a vécu sa vie comme un immortel, et son dernier souffle ne lui a même pas mis la puce à l&#8217;oreille. L&#8217;instant fatal sonnait comme l&#8217;air qu&#8217;il a chanté toute sa vie, c&#8217;était la même psalmodie macabre, rien de nouveau pour lui.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">Son œuvre est inconsistante et décharnée. Cette légèreté lui vaudra peut-être l&#8217;éternité, il est vrai. Car les coquilles vides jamais ne s&#8217;altèrent, et le ver n&#8217;y trouve aucune substance pour proliférer. L&#8217;air ainsi emprisonné ne souffre ni le gel, ni la canicule. La carapace ne craque jamais, nul ne tentera de la briser car aucun trésor ne s&#8217;y trouve enfermé. La Culture en masse du vide n&#8217;est pas le filon le plus prisé sans raison, c&#8217;est parce que la masse est avide d&#8217;insignifiance.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
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<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">Ailleurs, j&#8217;ai entendu parler d&#8217;un libre peuple d&#8217;égoïstes qui prétend que tout le monde peut créer. Que celui qui s&#8217;y refuse, brade sa place aux sages et morbides loups de l&#8217;éternité. Il savent que renoncer à sa fibre prométhéenne, c&#8217;est mettre un pied dans la tombe tout en contemplant l&#8217;Artiste armé de légitimité qui nous y pousse. Car à ces machines à produire du vide, notre monde réserve d&#8217;entiers territoires bien gardés.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
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<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">A entendre causer de ce peuple, une joyeuse hâte me presse. Il me faut visiter leurs terres riches et infestées, qui grouillent de vers et de créativité. Des œuvres à lire ou à écrire, toutes contredites entre elles, sans cohérence morbide, sans légitimité même. Simplement une approche organique de la vie. Derrière le visage de ces auteurs  un peu vérolés, se cachent mille autres silhouettes, mille feuilles, mille plateaux, mille strates, mille sphères, et mille cordons ombilicaux entre eux. Et c&#8217;est heureux.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">Là où la vérité a pignon sur rue, il faut mieux passer son chemin. Puisque pour contredire une grande vérité profonde, seule une autre grande vérité profonde est assez forte, concluons qu&#8217;il n&#8217;y a que trop de vérités pour se laisser enfermer par une seule toute la vie. Fuyons donc ces tentatives infructueuses de la raison et ces usines de l&#8217;universel à la chaîne. A force de vouloir rendre tout intelligible, nous ne vivons plus rien. L&#8217;intelligence c&#8217;est l&#8217;irrationnel, la source d&#8217;une création sans lendemain.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">Faisons donc l&#8217;apologie de la pourriture, puisqu&#8217;il n&#8217;y a guère que le vide qui ne pourrit pas. La richesse, le goût, le plaisir, la volupté et le sens se trouvent là où la vermille grouille,  pas dans les chambres froides des Artistes au future trop prometteur.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;text-align: justify">Nicolas</p>
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		<title>Avant de perdre le fil !</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 09:18:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecriture de recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Après plusieurs années sur une trajectoire scolaire et professionnelle rectiligne vécue à 200 km/h, en parallèle d&#8217;un vagabondage culturel hors du temps, arrive le jour (aujourd&#8217;hui) où je ressens la nécessité de remettre quelques pendules à l&#8217;heure ou de synchroniser des montres.

Du moins, l&#8217;envie de fouiller dans les rouages, avec les collègues, de démonter et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Après plusieurs années sur une trajectoire scolaire et professionnelle rectiligne vécue à 200 km/h, en parallèle d&#8217;un vagabondage culturel hors du temps, arrive le jour (aujourd&#8217;hui) où je ressens la nécessité de remettre quelques pendules à l&#8217;heure ou de synchroniser des montres.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Du moins, l&#8217;envie de fouiller dans les rouages, avec les collègues, de démonter et d&#8217;étudier quelques mécanismes, pour voir comment les aiguilles tournent&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Quand on ouvre ensemble le couvercle de l&#8217;horloge, on se rend compte qu&#8217;on y trouve à peu près tous les mêmes éléments : des passions, des sons, des images, des gens, des contraintes, des sensations, un &#8220;travail&#8221;, des recherches, de l&#8217;argent (ou pas), des voyages, des rencontres, des livres, des villes, des lieux, un territoire, et toutes leurs interactions formant un parcours d&#8217;expérience.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Puis quand on met une pile dans le machin et qu&#8217;on le regarde s&#8217;activer en grandeur nature dans toute sa complexité, avec un brain de recul observateur, on se pose plein de questions, voici une partie des miennes:</p>
<ul>
<li>Est-ce que le travail en tant que &#8220;gagne-pain&#8221; est bien nécessaire?</li>
</ul>
<ul>
<li>Est-ce que je peux vivre de ce qui me plait?</li>
</ul>
<ul>
<li>Est-ce que vivre d&#8217;une passion c&#8217;est tuer la passion?</li>
</ul>
<ul>
<li>L&#8217;art, ou le sport ou la culture ne sont-ils pas plus riches, quand pratiqués dans une certaine précarité?</li>
</ul>
<ul>
<li> Comment réinventer le rapport au travail pour garder l&#8217;authenticité de sa passion?</li>
</ul>
<ul>
<li>Comment rester en mouvement? En voyage? En vagabondage? Puisque c&#8217;est cela qui m&#8217;anime encore&#8230;</li>
</ul>
<ul>
<li> Comment ne pas perdre le sens de l&#8217;action? Comment le renouveler? Comment résister à son dévoiement par la pression sociale?</li>
</ul>
<ul>
<li>Est-ce que nous pouvons avoir deux vies: celle qui nous plait, et celle qui nous paie?</li>
</ul>
<ul>
<li>Comment garder sa cohérence, où la trouver?</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">L&#8217;heure est donc au décorticage de cette pendule, mais la subtilité de l&#8217;opération, c&#8217;est qu&#8217;elle ne s&#8217;arrête pas de tourner quand on bricole dedans. On influence donc la perception du temps vécu. Mieux qu&#8217;un ralentissement, il s&#8217;agit d&#8217;une prise de recul, d&#8217;une distanciation, d&#8217;un élargissement du champs de vision, tout en gardant les pieds sur terre, dans le temporel.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Aujourd&#8217;hui les temps me paraissent plutôt flous: la musique se perd parfois dans son spectacle, culture et contre-culture sont les deux faces d&#8217;un même courant principal: le mainstream. L&#8217;action sociale et populaire devient prestataire de service, la résistance est folklorisée et parmi tout ça, plus rien n&#8217;est politique, tout est masse. Ce courant standard entraine une partie du monde associatif avec lui, qui se pose lui même la question du sens, sans en avoir les outils de recherche.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Ceci n&#8217;est qu&#8217;un sentiment, <strong>une intuition à creuser.</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Je ne me suis jamais autant senti en recherche que depuis que j&#8217;ai fait le choix d&#8217;être en action. Et cette action, en ces temps de repères en mouvement, a une saveur particulière: celle de l&#8217;expérimentation. Un calepin en main, des situations créées (concerts, ateliers, répétitions, autoconstruction, DIY, fanzines, voyages&#8230; ) et observées, puis le terrain devient laboratoire.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0.35cm" align="justify">Puisque le temps s&#8217;accélère, il s&#8217;agit de se donner les moyens de comprendre, de faire des détours, des escales, savourer, créer, analyser, transformer, avant de perdre le fil.</p>
<p style="margin-bottom: 0.35cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0.35cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0.35cm" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0.35cm" align="justify">Nicolas</p>
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