fév 242009
 

 

Atelier Recherche-action

Collectif Limousin

 

5 Décembre 2008 / Tulle / local des Francas

Hervé, Charlotte, Paul, Christine, Bernadette, Fanny, Nicolas

 

 

Réflexions saisies après l’atelier :

 

PAUL :

J’ai senti une recherche d’objectifs et de concrétisation autour de la recherche-action. J’ai pour ma part l’impression que chacun y trouve un intérêt plus ou moins fort et au final l’objectif se dessine, il existe mais sans que chacun le cerne vraiment. Chercher absolument la cohésion et le sens de la démarche ne correspond peut-être pas avec le principe de recherche-action.

De toute façon cela permet aux gens d’expérimenter à leur façon, dans leur quotidien, leurs activités.

Le Lovy reste un appui considérable pour tester le fruit de nos réflexions.

 

——

 

FANNY:

Déroulement de l’atelier:

 

1/ Tour de table, chaque personne aborde son parcours et évoque les problématiques qui lui tiennent à coeur:

  • Hervé débute avec son parcours tortueux géographiquement, enrichissant humainement et sportivement parlant.

  • Charlotte suit avec la problématique liée à sa « double personnalité éducative » (éducation populaire vs éducation nationale)

  • Christine poursuit en engageant une réflexion intéressante sur la notion de mouvement et de frontière (cf domaine musical)

  • Bernadette évoque sa vision des choses sur les mêmes notion et fait un rapide bilan de sa perception de la recherche-action (évocation du rapport entre les différents facteurs éducatifs)

  • Nicolas réagit fasse à la notion de mouvement.

 

 

2/ Nous en arrivons à ma prise de parole:

évocation rapide de mon parcours et évocation de cette bi-polarité ( d’un côté j’aime ce que je fais, j’aime « ma discipline » et le rapport aux élèves, de l’autre j’ai un problème d’acceptation des contraintes de l’administration et du manque d’ouverture de certains collègues.

  • sens que je donne à l’école

  • notions de l’instruction et de l’éducation

=> décision d’un travail au moins en binôme avec Charlotte sur les problématiques de l’éducation / de l’engagement / des contraintes.

 

Clôture de l’atelier:

 

1/ Evocation de la notion de choix (choix du parcours, du métier, du fait de bouger géographiquement ou pas…). Le choix d’un métier qui nous passionne est il compatible avec le choix de partir du jour au lendemain (larguer les amarres…)

=>Notion d’adaptation = le fait de s’accaparer quelque chose que l’on nous impose pour le positiver

 

2/ Evocation de la notion de liberté: sentiment de liberté de l’homme alors qu’au fond il n’est pas libre, il est simplement volontaire (Diderot)

=> débat philosophique très intéressant.

 

Mes impressions:

 

1/ Toujours une impression positive: on se rend compte que l’on trouve des points de convergence avec d’autres acteurs éducatifs. On débat sur des notions larges en redéfinissant les principes de base

 

2/ Toujours des questionnements: comme me placer dans cette position de « lien »:

  • passer de l’oral à l’écrit

  • passer du débat à la définition du sens que l’on donne à sa propre réflexion

 

3/ Remarque: vais-je tenir le rythme? Vais-je pouvoir rendre vivant et personnel mon entretien? Sera-t-il facile à retranscrire? Cela va-t-il trouver un sens supplémentaire dans l’avenir?

 

 

——

 

NICOLAS:

 

La présentation du parcours d’Hervé (nouveau venu autour de la table) a été très clair. Il est intéressant de voir que souvent les personnes qui se retrouvent autour des ateliers de recherche-action sont dans un point tournant de leur parcours. Suite au tour de table, des problématiques de recherche se précisent pour chacun. La présence dans cet atelier de personnes travaillant dans l’éducation nationale et/ou populaire a conduit à une discussion de fond sur les professions en lien avec la transmission. La liberté géographique donnée au personnel, l’épanouissement qui en découle, la formation et l’évolution des compétences au sein d’une carrière.

Le contexte dans lequel se situe l’atelier est remarquablement déterminant quant à son contenu. En Mai dernier, le séminaire se déroulait au Lovy, et les questions de fond étaient en majeur partie liées à la question de la création de lieux (alternatifs, d’expression, de création…), à la notion de l’espace (public, privé, intersticiel…), et aux pratiques des personnes présentes qui pourraient avoir un lien avec le lovy (musique, graff, skate, bmx…)

Aujourd’hui c’est donc le contexte « éducation populaire – éducation nationale », qui imprégnait le lieu, et qui était aussi un enjeu porté par les personnes en recherche présentes, qui a fait l’objet des principales interrogations.

Un élément qui est d’autant plus intéressant, et qui révèle les tendances, c’est encore une fois le contraste ou le décalage. Notamment avec le positionnement d’Hervé qui a réalisé ses choix professionnels avec une mobilité géographique et une volonté assez fortes, ou Paul qui n’est pas dans une logique « professionnalisante » ou « sociale » selon ses mots. Qui explique pourquoi cette démarche il compte la suivre d’abord pour lui même. Finalement, on se retrouve tous dans cette position.

J’ai ressenti comme très riche le fait qu’il y ait une diversité de personnalité et d’expérience autour de la table, qui justement contrastait avec le contexte. Tout en retrouvant chez chacun des besoins communs d’expression et de partage de questionnement, qui poussent à se retrouver autour de cette table, dans cette démarche.

Il y a eu des moments de débats sur des idées alternés de moments de descriptions de la réalité, des parcours. Plusieurs objectifs ont été avancés: prochain atelier, début d’écriture sur les problématiques. Ca prend forme.

La proposition de travailler sur les analyses de contenus, en comité restreint si c’est plus simple, a été lancée.

Chacun a exprimé à sa manière ses axes de recherche :

Hervé: l’idée de boucler la boucle du point de vue de l’animation

Charlotte: revenir à l’école y trouver les espaces d’expression

Christine: le mouvement du rock, qui se sectorise

Bernadette: comprendre le monde des cultures urbaines

Fanny: binome avec charlotte sur la profession et les espaces d’expression au sein d’éduc nat / éduc pop

Nicolas: la notion d’espace non utilitaire et « l’alternative économique »

Globalement, d’une manière ou d’une autre, on aborde la question de la profession, du travail, de la cohérence du « job » avec ce qui anime l’humain au fond. J’ai ressenti cette question de la profession comme transversale aux différentes personnes présentes.

Des questions fortes ont été posées comme « si on gagnait un salaire, sans avoir besoin de travailler, comme ça, qu’est ce qu’on choisirait de faire? »

Car la question des contraintes professionnelles, des choix de vie, ressort ici comme liée au revenu, à l’économie.

Autre question posée , qui pousse à refaire un nouveau tour de table sur les parcours: « est ce que professionnellement, vous avez déjà vraiment fait de la merde? »

La question du projet professionnel a donc été très prégnante, sous tous ses angles.

Hervé s’est posé la question de pourquoi faire, quels objectifs, est ce qu’on peut partir et revenir du collectif librement, quel engagement?

 

—–

 

CHRISTINE (présente la première heure) :

 

Le tour de table de cette nouvelle rencontre a permis de :

- nous entendre dire sous des formes différentes que nous cherchions du sens à nos parcours et à nos choix, que nous ne sommes pas là à errer d’un travail à un autre, d’une passion à une autre ou d’une région de France à l’autre…

- qu’il n’est pas pour autant facile de mettre des mots sur ce à quoi nous aspirons,

ni même de trouver des parcours tout tracés pour l’obtenir.

- que l’écriture peut vraisemblablement nous y aider individuellement et

collectivement, mais on a tous du mal à s’y mettre.

 

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